Chers visiteurs, chères visiteuses du site, bonjour.
Les vacances estivales touchent à leur fin et je ressens tout à coup une envie irrépressible de vous raconter mon expérience à Avignon (oui je dis «à» Avignon et non «en» Avignon et je refuse d’entrer dans le débat tant que personne ne me donnera d’arguments solides en faveur de l’une ou l’autre appellation).
C’est la première fois que je participais au Festival et suis fou de joie de l’avoir fait dans de telles conditions.

Tout s’est décidé assez vite, en février, quand mon producteur m’appelle pour me dire qu’un créneau s’est libéré au théâtre du Monte-Charge (car jusque là je ne songeais pas du tout à jouer au festival cette année). Nous n’avons pas beaucoup réfléchi puisque la machine «On n’demande qu’à en rire» était lancée et que cette vitrine me permettait d’envisager Avignon sereinement. Je me souviens lui avoir dit «Si je tiens dans l’émission jusqu’à fin juin, je pourrai remplir la salle (100 places) d’au moins 50-60 spectateurs tous les jours...»
Evidemment à l’époque je n’étais pas super confiant, je sortais du sketch des sangliers et je savais qu’on pouvait quitter facilement le navire même après 12 ou 13 passages... Et puis l’inspiration est arrivée, avec son lot de salades et patates qui parlent, de maison à l’envers, d’association d’oeufs mayo et d’imitation d’ODB...Le public me témoigne une grande confiance et beaucoup d’amour et Laurent Ruquier, en coulisses, m’assure qu’Avignon est d’ores et déjà rempli d’avance.
Du coup, à partir du mois de mai, la fatigue de l’émission étant à son comble, l’inspiration en baisse, je me suis mis à attendre le mois de juillet en trépignant. Finis les sketchs à écrire, juste profiter de la scène et de la cité des Papes !
Le spectacle «Chose Promise» que je jouais aux Feux de la Rampe était fin prêt et j’avais hâte.
En arrivant sur place, je suis pris en charge par ma prod comme un enfant qu’on gâte trop (mille mercis à toute l’équipe de 20H40 Productions : Antoine, Bruno, Clémence, Tess, Christophe, Clément). Je suis bien logé, bien entouré et puis j’y retrouve mon petit diable, Jérémy Ferrari. La veille de la première, le 7 juilllet, Jérémy et moi avions vendu 1000 places chacun, le 12 j’étais complet jusqu’à la fin...Je me suis refusé de savoir si je méritais ça, j’ai juste profité. Profité de pouvoir participer au festival en tant qu’artiste autant qu’en tant que touriste. J’étais gêné de ne pas avoir à jouer le jeu c’est-à-dire tracter, parader comme le font tous.
Et puis quand je croisais des «collègues» ceux-ci me disaient «Tu rigoles ou quoi ? Ne t’excuse pas ! Profite à fond, à ta place on ferait la même chose, c’est une chance». Et c’est vrai que c’est une chance.

Globalement, le rapport au public fut très bon même si j’ai été au début déstabilisé par le rapport scène/public du Monte-Charge. Comme il s’agit en fait d’une salle de cinéma, il y règne une ambiance très feutrée qui coupe un peu le «retour salle» que l’on a sur scène. Mais je chipote, j’ai pris énormément de plaisir et le public aussi je pense.
Et puis il y a eu ces dates supplémentaires du 14 au 18 au Palace. Je jouais donc durant cette période mon spectacle deux fois par jour ce qui m’a permis de réaliser que Ferrari (qui a joué deux fois par jour durant tout le festival) était définitivement un cinglé. Mais bon moi aussi quand j’avais son âge j’étais fou-fou. On en reparlera dans 10 ans quand il sera rongé par la drogue, les putes et les paris sportifs en ligne.
Tiens, en parlant de lui, c’est aussi à Avignon que nous avons été officiellement engagés pour la rentrée dans l’émission «On n’est pas couché». Nous avons rencontré Laurent Ruquier à Marseille (trajet aller-retour dans la twingo aimablement prêtée par Emilie, vous savez Emilie de «emilieondar@gmail.com» pour s’inscrire à l’émission ?). Laurent nous a fait part de toute la confiance qu’il a en nous et sommes repartis de chez lui le coeur léger et avec l’envie de bien faire. L’avenir nous dira si nous sommes à la hauteur...
Voilà, ce texte contient à peu près le même nombre de mots que mes sketchs dans l’émission et comme vous êtes formatés je ne vais pas m’étendre plus. J’aurais pu vous faire part de dizaines d’anecdotes mais ce serait trop... Comme celle où, sur scène, je demande «est-ce qu’il y a des profs dans la salle ?» et qu’une dame au premier rang me répond «oui moi». Le plus sincèrement du monde je lui demande alors «ah vous êtes prof à la retraite ?». Elle : «non non».
Allez je file.
Bises et à bientôt.
Arnaud Ts.